Perdue dans une douce rêverie de promeneur solitaire…J’attendais l’ennui, pas celui qui provoque le bâillement propice à la fuite de l’âme mais celui de l’enfant poussant une roue à l’aide d’un bâton laissant libre cours à une pensée passant par là.
Il pleuvait ardemment ce matin là, je pris un fauteuil d’osier que je plaçai avec soin près de la fenêtre.
Je contemplais le parcours sinueux des gouttes d’eau sur la vitre.
Immobile, je lançai de silencieux paris : lequel de ces deux conglomérats de perles luisantes atteindrait le premier le vieux chassie de bois à la peinture craquelée.
Soudain je pris conscience que la pluie tentait de me faire signe…Elle ne tombait pas, de façon aléatoire, elle élaborait un ingénieux stratagème pour m’aider dans mon épopée.
J’allais prestement chercher une feuille de papier millimètré, ma boîte de couleurs ainsi que mon sextant (bricolé à l’aide du manuel des Castors Juniors 1983) afin de reproduire fidèlement ce mystérieux message :
Voici la retranscription que huit heures de recherches dans mon hypothalamus m’ont permis d’élaborer :

Un grand bonheur me submergea toute entière, la fortune dormait dans mon lit. Mon amie Carpelle utilisait la Nature pour communiquer avec moi.
Ainsi mon compagnon s’appelait Golem !?
Ce nom ne m’était pas inconnu…Ah ! Carpelle ! Mon Golem, tes yeux le voyait