C’est lors d’un étrange moment pluvieux que j’ai pété les plombs. Je suis sortie de mon petit logis, les cheveux hirsutes, il était une heure où le marchand a largué tout ses grains sablonneux, où les bouches pâteuses égraines des borborygmes filamenteux. A peine vêtue des lambeaux nauséeux du crépuscule, je me ruais sur la sonnette de la première chapelle amicale. Je tambourinais à cette porte de bois en hurlant :
« Réveille-toi, l’heure de la révolution a sonné !!! »
Des yeux endoloris me firent entrer
J’étais survoltée, emplie d’espoirs : ils allaient voir que leurs beaux moutons avaient les dents qui poussaient à une vitesse vertigineuse. Nous allions, de nos quenottes aiguisée de lucidité scier les pilotis de l’édifice séculaire. La rumeur populaire grandirait, soufflant un vent nouveau sur les pierres érodés, dehors les momies sédimentaires !
