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Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /Déc /2006 09:41

Une flotte de bulles irisées suivent mes pas. J’avance sur un tapis roulant. Le gourdin du temps n’a qu’à bien se tenir, je suis invincible. Mon but : courir le plus rapidement possible jusqu’à ma chambre forte où je garde enfermés tous ses baisers ( c’est pourquoi je dois me hâter d’y déposer celui que je tiens au fond de ma poche).

C’est moi qui ai la collection la plus faramineuse, personne ne le sait autrement les pilleurs de bonheur (et ils sont de plus en plus nombreux par ces jours arides) auraient déjà pillé ma réserve.

Je possède environ trois mille quatre-cent vingt huit bises, bécots de toutes les contrées du monde (hihihihi).

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Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /Déc /2006 09:38

L’obituaire est plein de noms inconnus, qu’ont été toutes ces personnes. Toutes blessent, la dernière tue, hum !hum ! Que penser de cette quête sans espoir de je ne sais quel saint graal ?

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Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 17:55
Les tenthrèdes s’infiltrent dans mon crâne, de petits ronds verts et rouges passent devant mes yeux (c’est parce que j’ai regardé trop longtemps le soleil, m’a dit ma mère).
Je l’aime, l’homme qui connaît des histoires insensées.
Nous gambaderons éternellement entre les rochers et nous faufileront dans tous les interstices afin de dénicher les lapi lapzuli que celui qui portait la lumière divine a laissé choir pendant sa vertigineuse chute.
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Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /Déc /2006 12:26
Je regarde ses mains pianoter les touches du clavier, je n’ai rien à dire, je ne suis pas vide. Oh ! non , je suis même pleine de sentiments contradictoires. Le tri, la sélection neuronale ne se fait pas bien, c’est tout.
J’ai envie de sortir, rire, profiter avec lui de cette journée.
Partir en camping, faire l’amour sous la tente, courir en riant sous une pluie battante.
Mon destin, loin d’être tracé, me semble tellement incertain que cela me paralyse.
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 20:37

Les fenêtres de ma chambre claquent, je me lève, terrassée par les zébrures blanches martelant le ciel.

La pluie tombe en trombe sur le balcon.

Puis je cours frapper à la porte de Monsieur Volumino.

Il porte une robe de chambre en cachemire pourpre et simule la fumée d’un cigare cubain :

-         « Vous en voulez un ? Regardez mon coffre en est plein ! »

Je souris, sa présence me rassure

-         « Puis-je entrer ? Voyez-vous j’ai une sainte horreur des soirées d’orage »

Il a l’air surpris et me toise avec circonspection :

-         « C’est à dire que, ma jolie, je suis en pleine création  mais revenez dans quelques minutes ; »

Il me claque la porte au nez sans avoir attendu de réponse de ma part, il me semble avoir remarqué des piranhas accrochés à ses oreilles (drôle de type).

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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 18:33
Hier j’ai rencontré un écrivain, il avait tant de mots mirifiques dans sa besace…Il est étrange. Il est féru de cocottologie, porte un manteau en peau de léopard, il pose sur moi un regard surnaturel.
Ce personnage grandiloquent a laissé sur mes sens une impression nouvelle, nous avons discuté ou plutôt, devrais-je dire que j’ai bu sa verve tantôt comique tantôt empreinte de vérité. Ses histoires sont abracadabrantes mais je veux y croire.
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 21:21
Je suis recroquevillée dans un coin de la cuisine, j’ai si peur, je rogne un petit chiffon. Je tiens mes genoux cagneux entre mes bras. Mes sens ne répondent plus. Serais-je un jour une femme ?
Eclats de rires, badinages, papotages jusqu’à des heures indues sous les lampions de la fête : je vous aime tant.
Dans le petit salon, c’est l’heure du thé, le temps s’arrête.
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 18:22
Dans toutes les villes il y a des jeunes autour des épaves de bagnoles. Ils ont les mains pleines de cambouis, sont sans cesse en train de rafistoler cette vieille carcasse afin de partir, exporter leur ennui au soleil.
Ils rêvent, une bouteille de sky à la main de se trouver une bombe latino avec laquelle ils frimeront sur le générique de fin d’un film américain.
Quand auront-ils terminé de réparer ce tas de ferraille ? montre-moi que c’est vrai, que ta coupe affro n’est pas un leurre.
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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 18:19

Dans un écrin en bronze, tapissé de soie je cache avec délice le livre jaune. Je palpe les inscriptions gravées sur sa couverture en vieux cuir usé. Je l’ai déniché à la fin d’une brocante, il gisait, abandonné par un novice sous un arbre. Il avait plu. Je l’ai porté dans mes bras comme s’il s’était agit d’un oisillon tombé de son nid après une bourrasque. Je l’ai soigné ; j’ai séché chaque page d’un souffle empli d’espoir.

Les lettres se sont quelque peu effacées, cela n’est rien j’en réinventerai l’histoire.

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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 10:58

Assise sur les tabourets des bars de Lille, je plonge dans les méandres des quidams... Le réel et l'imaginaire s'entremèlent laissant apparaître la faille du sentiment humain. Chaque être même celui qui semble le plus vide a une histoire à raconter et la capacité de vibrer encore et encore...

Je veux savoir...Est-ce que tu vibres quand d'une plume on te caresse le ventre ?

Vous arrive t-il, parfois, de chialer le soir, fourrant vos larmes sous votre oreiller ?

As-tu envie de crier, danses-tu, penses-tu à moi après que mon regard ait croisé ta main ?

Quelle impression aurais-tu si je te frôlais du bout des doigts ?

Oserais-je ?

Je rentre dans ce café à la baie vitrée comme si j'allais à mon cinéma intérieur. Et je te suis...

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