Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /2006 17:32
Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /2006 17:28
 

        « Approchez, approchez, venez écouter la fabuleuse histoire de grand-mère Bidule…Asseyez-vous avec un tasse de chocolat fumant et de la brioche au sucre…Silence le conte va commencer. »

 

Il était une fois une espiègle apprentie fée vêtue de la robe verte de Vénus et de probité candide. Elle vivait seule au cœur d’un chêne creux au milieu d’un merveilleux verger aux fruits juteux près de l’île de la belle reine d’Iscariote.

 

D’amis, elle n’était point pourvue, le vent tentait bien de la consoler : il s’évertuait à bruisser dans les feuillages touffus de jolies violonades, de longs chants sautillants au rythme du soleil.

Rien ne consolait notre amie, elle passait des heures à tromper ce silence en se parlant à tue tête :

« Seule je ne sais ce que je suis ! » Hurlait-elle au ciel.

 

Le lendemain, le jour pointait à peine lorsqu’elle sortit promener sa solitude qui devenait un fardeau de plus en plus pesant.

Elle rêvait de partir, elle avait la bougeotte.
 

Lucy (ainsi s’était nommée elle-même notre amie) passait le gué quand elle remarqua une ombre souriante flotter près du rivage. Salivant de curiosité, son avant bras s’enfonça jusqu’au coude dans la fraîcheur des eaux vives et en extirpa un bout d’ébène :

« Quelle curiosité ! ». se dit-elle.

Elle emmaillota ce qui ressemblait en tous points à un petit homme de bois. Lucy s’empressa d’aller cacher sa découverte dans son cabinet de curiosités.

(Je ne peux vous dire qu’elle n’y pensa plus car vous imaginez bien qu’une découverte aussi incongrue ne peut laisser une chipie de marbre, au contraire cette trouvaille l’habitait continuellement.)

Il subsistait un problème et non des moindres…trouver la formule magique qui animerait son ami.

Elle ne dormit pas pendant sept jours, appelant, suppliant sa compagne la fée de lui venir en aide…Celle-ci ne se montrait pas…Le huitième jour, elle s’effondra de fatigue sur un tapis de mousse…Enfin Carpelle apparut :

« Lucy, voici ta quête, pour que ton Golem vive, tu dois retourner sur terre…insuffler un second souffle de vie à ces Hommes objets d’infortune, enfermés dans leurs spirales…Une fois ce travail accompli, je te révèlerai le secret permettant à ton ami de vivre »

Lucy, sous le coup du sort répondit, éberluée :

« Comment ferais-je ? Je n’ai qu’une valise à moteur… »

Carpelle susurra en disparaissant :

« Sois toi-même, coupe leurs trajectoires et hisse les vers le monde imaginaire…… »

Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /2006 18:01

Perdue dans une douce rêverie de promeneur solitaire…J’attendais l’ennui, pas celui qui provoque le bâillement propice à la fuite de l’âme mais celui de l’enfant poussant une roue à l’aide d’un bâton laissant libre cours à une pensée passant par là.

Il pleuvait ardemment ce matin là, je pris un fauteuil d’osier que je plaçai avec soin près de la fenêtre.

Je contemplais le parcours sinueux des gouttes d’eau sur la vitre.

Immobile, je lançai de silencieux paris : lequel de ces deux conglomérats de perles luisantes atteindrait le premier le vieux chassie de bois à la peinture craquelée.

Soudain je pris conscience que la pluie tentait de me faire signe…Elle ne tombait pas, de façon aléatoire, elle élaborait un ingénieux stratagème pour m’aider dans mon épopée.

J’allais prestement chercher une feuille de papier millimètré, ma boîte de couleurs ainsi que mon sextant (bricolé à l’aide du manuel des Castors Juniors 1983) afin de reproduire fidèlement ce mystérieux message :
Voici la retranscription que huit heures de recherches dans mon hypothalamus m’ont permis d’élaborer :

Un grand bonheur me submergea toute entière, la fortune dormait dans mon lit. Mon amie Carpelle utilisait la Nature pour communiquer avec moi.

Ainsi mon compagnon s’appelait Golem !?

Ce nom ne m’était pas inconnu…Ah ! Carpelle ! Mon Golem, tes yeux le voyait
Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 8 octobre 2006 7 08 /10 /2006 15:08
Je suis parée, pendant trois mois, toutes les nuits quand mes voisins se roulaient dans de petites billes de polystyrène en suppliant Morphée d’être charitable pour une fois, donnez-nous de ce repos bien mérité, je rigolais dans mes moustaches au chocolat. Frottant mes mains et mes cellules grises en ébullition, je dessinais des milliers de plans où s’agglutinaient des kyrielles de savants calculs. Les murs de ma chambre punaisés de tentatives, je me mets à courir nue devant les fenêtres : euréka ! J’avais enfin réussi, ma valise à moteur qui me permettrai de réaliser moult aventureuses aventures était là, devant mes yeux salivant de rêves sur le point de se concrétiser.
 A moi les péripéties du voyage, chaque soir devant ma lucarne électroluminescente mon esprit s’était hâté de quitter sa prison d’argile pour gambader dans les steppes d’Arizona, les mers de Spartes, les galaxies grecques, les forêt de Brocéliandre…A force de lectures passionnée l’obsession de vivre avec la folie de l’inconnue s’était emparée de moi.
J’avais réfléchi à la définition de la baroudeuse. Il me fallait un moyen de locomotion saugrenu afin d’attiser la curiosité et la familiarité des autochtones, et oui, c’est que le but de mon expédition était de découvrir la faunes citadine. Consciente de la gageure que constitué le fait d’arrêter les trajectoires des hommes pressés, je devais ruser.
J’avais donc étudier avec acharnement le comportement du renard et m’étais exercée à la technique des lunettes de soleil : je disposais de quatorze expressions visuelles allant de la moue boudeuse à l’état de rire intempestif.
Il me fallait un acolyte, toutefois l’encombrement émotionnel qu’impliquait une autre personne me plongea dans une perplexité maussade.
L’excitation de la création retomba comme un soufflet à la fraise.

Passé ce moment, qu’est l’apogée de l’ébullition, lors duquel les baies vitrées de l’imaginaire ont été laissées grandes ouvertes…Un flottement se fait sentir…Je glisse vers l’inaction.
Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 17:31
Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 17:29
Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 17:28
Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 22:13
Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /2006 17:58

Et les voilà qui dansent autour de moi avant de s’introduire dans les interstices des fissures du plafond.

Je me résigne à attendre…

Minuit une. J’écoute le silence de la chambre, tout ce petit monde est depuis quelques heures au royaume du roi Valium. Sur la pointe des pieds je me dirige vers la forme hypnotique qui a pris possession du mur, je m’accroupis devant elle.

Minuit trois…Une brise envoûtée emplie la pièce donnant à mes cheveux des ondulations de bord de mer. Les fleurs de la tapisserie se tordent, enflent et ondulent sur le rose pastel passé de papier peint à dix sous. Une odeur de pomme d’amour, de gaufre de fête foraine me chatouille les narines.

Mes lèvres tremblent d’incertitude.

Soudain une douce mélopée accompagnée d’une forme translucide sortent du tourbillon.

La forme s’étire, elle brille de mille reflets d’argent, peu à peu je la vois se matérialiser en une sublime fée. Elle est de taille humaine, de tout son être émane un halo de lumière bleuté. Ses grands yeux clignent de naïveté, ses joues sont rouges comme celles des poupées russes, son visage de Madone est penchée sur mon incrédulité.

Elle défroisse deux ailes immenses trempées d’aigues-marines, d’ambre et d’opaline.

Sa chevelure rubis, parsemée de fleurs cristallines forme un ruisseau fabuleux sur le rebord de la baignoire.

Sa voix s’élève, je ne peux vous la décrire car je n’ai jamais rien entendu de semblable, un murmure tonitruant :

« Furgotte Redinoncle nevaquet cunida, solori ciel nirgonde malvana ! Juste armé…Hum ! Hum ! Excuse-moi, ma chère Lucy, il me faut toujours quelques instants avant de m’adapter à votre langue. J’espère de tout cœur, ne pas vous avoir effrayé. Vous me voyez navrée de ne pas vous avoir mis au courant avant, je sais que vous vous êtes crue anormale et que jusque là l’incompréhension dans laquelle vous étiez plongée a été un calvaire pour vous, chère enfant. J’étais obligée d’agir ainsi pour préserver le secret du monde bullique. Je suis la reine des fée, mon nom est Carpelle, je vis dans le monde où se sont réfugiés tous les êtres surnaturels. En effet nous vivions en harmonie avec les hommes tant qu’assez de Nature nous protégeait des chasseurs de rêveurs. Depuis quelques temps notre peuple est poursuivi par les sbires des puissances technocratiques de ton monde, ceux-ci luttent contre tout ce qui leur paraît improductif ou irréel.

C’est pourquoi nous avons migrer dans un ailleurs où nous serions en sécurité, seulement l’humanité cours a sa perte si nous disparaissons de leur quotidien, c’est notre peuple qui crée ces moments extraordinaire qui sont devenus trop sporadiques ici bas.

Nous t’avons choisi pour devenir la dernière fée, nous t’apprendrons comment créer des féeries, enchanter la vie de ce peuple qui ne croit plus en l’importance du rêve.

Suis-moi ».

Tout le petit monde des Bulliz ruisselle jusqu’au centre du tourbillon pour y disparaître dans un éclat de tintillement joyeux.

Je penche mon regard incertain à l’intérieur du mur, un toboggan aluminium s’étend à perte de vue, cela me fait penser aux viscères d’un robot géant.

Je me glisse dans cette ouverture vers un autre monde, je ressens un plaisir enfantin à traverser cet interdit.

J’atterris mollement sur un nuage poudreux, je suis au pays des merveilles…

Aucun bâtiment, aucun gratte-ciel ne vient troubler cette impression d’espace…C’est ce qui me saute aux yeux en premier lieu.

Puis je m’habitue au vertige de l’infini, mon imaginaire s’adapte, je vois tout ce que je veux voir, mes rêves ont pris forme matérielle.

Des champs de fleurs inconnues s’étendent, les herbes Vert-Tyrol s’ébrouent de la rosée matinale.

Des océans rouge magenta, bleu outre-mer, jaune citron rient de l’hurluberlu interdite dont les yeux sortent des orbites.

C’est à cet instant que je me rends compte que des ailes m’ont poussée dans le dos, ni une ni deux je m’envole pour planer au-dessus de ce nouveau monde.

Les nuages distillent de la musique…une sorte de bal tzigane scintille à mes oreilles, pénétrant mon corps.

Des palais ruisselant de lumières sortent des feuillages touffus, ils sont perchés à deux mètres du sol, ornant magistralement la cime d’arbres centenaires.

Des ballets de mains sortent des fenêtres pour saluer mon passage, je leur souris.

Irradiée de bonheur…Je suis au monde bullique.

Je pénètre à la suite de la reine des fées dans un Angkor Vat taillé comme un joyaux, couvert sur toute sa surface d’admirables motifs ciselés.

Sommé d’énormes chignons de verres traversés par des rais de lumière.

Cette vision plongeante, rapide et lointaine produit un effet de distanciation irréelle.

Mais les sens de mentent pas, ils me signifient que je suis dans la réalité, ma réalité.
 

Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 18:13
Par LA DAME AUX BULLES - Publié dans : mondebullique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés