Carnet de Voyage

On ne voit pas bien mais vous pourez lire la suite quand le livre paraîtra (hihihihi)

Dans les champs de lumière, je suis, dans ces putains de champs de lumière, tu vois mon pote c'était possible, on y est dans la nappe colorée, ha ha ha, allez viens courons ensemble, sautons dansons tchak tchak allez remue tes bras oui comme ça tu vois on vole presque, je te l'avais dit tu me crois dit, c'est bon, plus rien ne nous empêchera maintenant d'y croire et nous leur ramènerons des bracelets de lumière...Ils l'auront leur satanée preuve...


J'espérais ce moment depuis que ça me grognait dans le fond du bide, comme une éventration d'où on m'avais retirée cette beauté pour le remplir de gros cailloux de poussière, ils ont bien essayé de nous entuber mec mais nous sommes plus forts, nous avons vaincu ce monde cafardeux et blême de nos mouvements, nos emportements de rire, c'était ça la clef, rire de tout et continuer en rampant mais avancer, ne pas avoir peur du rien car le rien est plein de ce que notre esprit veut, quand on libère la force, l'éclat de vie, le néant pourquoi devait il être sombre, non, nous avons refusé la nostalgie, non la sensation de plénitude n'est pas réservée aux sages, l'ataraxie je l'emmerde, car nous avec nos petits pas de danseuses, nos petits corps tout frêles , nos corps fiévreux et nos grandes bouches affamées de rire nous avons vaincu la mort de nos êtres, ensemble, main dans la main nous avons franchi l'abime : bordel ce que le voyage resplendissait de découverte et l'inconnu sonnait en nous ses chants langoureux


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Lille à 5 heures du mat', le jour commence à peine, je rentre d'une soirée lors de laquelle j'ai bu plus que de raison au milieu des voix chantantes de mes amis, puis j'ai vagabondé dans la nuit, bien éveillée à apprécier de dessiner simplement accoudée au comptoir 1900 cuivré du Paon d'or, une ombre qui file sous la pluie, je prends mon temps...j'ai tout le temps du lever du soleil, elle est à moi, à moi la ville...
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