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Monde bullique

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Lundi 30 juin (c'est-à-dire aujourd'hui!) à 20h00, aura lieu le vernissage de l'exposition Girls@Work en partenariat avec Le Nuage des Filles, à la galerie Art&Miss à Paris.
feebullique (c'est à dire moi) sera aux cotés de 30 autres bloggeuses-créatrices sélectionnées pour être exposées (sur mur ou via un film) du lundi 30 juin au mercredi 2 juillet 08.
Girls@Work et Le Nuage des Filles vous permettront de découvrir prochainement les exposées sur le site du labo de Girls@Work.

Je ne peux aller au vernissage mais si vous passez par là...vous me direz comment c'était





Comme des dés jetés sur un tapis de verdure qui rebondissent avec un bruit sourd. Voilà comment se sent une femme naine, isolée et hargneuse de son impuissance face à des hommes qui ne la craignent pas. Le ventre disloqué qui traîne dans la boue des ruisseaux vénéneux. Des dents effritées de ne plus pouvoir croquer qu’une chair tuméfiée.


Comme des clichés de philosophes errant sur des plages poisseuses, leur intelligence embuée par le bourdonnement des mouchent portants des virus endommagés au travers des croûtes de leurs coudes usés d’avoir ciré des bureaux en fleurs de noyer, peureux de penser sur le monde en marche.

 

Lou était une philosophe avertie, ses pairs baissaient bas leurs chapeaux invisibles sur son passage, Lou s’arc-boutaient pour que le monde la voit, traînait des foulards de soie colorée imitant les variations d’une aurore boréale.


A présent Lou pouvait déambuler en invisible et l’écho de sa voix résonnait si fort qu’il lui revenait en pleine face comme la gifle d’un père. Brisée, elle errait (plus qu’elle ne se promenait) dans une ruelle sombre quand soudain une tornade lui mis du rose sur les joues. De ce cornet d’air s’élevait, un son oublié, ce son mais c’était….un rire ? De petites clochettes de laiton qui chatouillaient la ville une traîne orange flottait autour d’elle, Lou recula, effrayée par ce sentiment de vie qui s’échappait de ses hanches cambrées, elle dansait un ballet boccacien au-dessus des âmes vidées de la ville.

 

Elle était le nouveau monde incarné, le nouveau monde venu souffler sur les braises de l’imaginaire.

Ses pupilles écarlates, incendièrent la ville.

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